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The End of the World
Découvrez notre dernier film « The End of the World » suivant le périple de Maxime Chabloz à travers différents phares français.
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"Faire partie de cette histoire
avec tant de femmes incroyables et inspirantes
me motive à vouloir toujours plus."
- Marcela Witt -
Avant, le physique était l’un des facteurs les plus importants si tu voulais réussir en tant que femme. Maintenant, la performance rentre beaucoup plus en compte.
On a beaucoup plus de respect et d’opportunités qui s’ouvrent à nous. En vrai, ça devrait être une normalité que tout le monde soit considéré dans les sports. Les générations d’avant, et même encore d’aujourd’hui ont dû se battre pour avoir les mêmes Prize Money et la même reconnaissance que les hommes. Ce n’est pas encore parfait, et il y a des progrès à faire, mais c’est déjà un bon début.
Les femmes apportent une délicatesse et une créativité qui enrichit l’univers du ride. Je suis convaincue que l’avenir sera de plus en plus inclusif, avec de grandes opportunités pour toutes celles qui osent. C’est la « woman era » !
Il m’a fallu du temps pour vraiment prendre conscience que j’avais bel et bien ma place dans l’eau. Une fois fait, cela a influencé comment je me comportais sur terre encore plus que ce que je pouvais imaginer.
En tant que femme, il est clair que c’est parfois difficile. Mais la meilleure femme au monde réalise un travail gigantesque pour repousser les limites, et pour changer les idées reçues sur les surfeuses. Donc plutôt que d’écouter ce que les hommes pensent de nous, j’ai choisi de me concentrer sur ce que nous, les femmes de la mer, faisions pour faire avancer le surf féminin. Ce que les femmes ont réalisé en pipeline un peu plus tôt cette année m’a vraiment inspiré, et a complètement changé mon état d’esprit là-dessus.
Je préfère fixer mon attention sur le positif et sur les opportunités qui se présentent. De plus en plus de communautés sont créées par des femmes pour des femmes, avec pour but de nous faire bien comprendre que nous avons notre place ici. Cela me rend tellement heureuse ! C’est vraiment inspirant.
Pour réaliser une performance, c'est plus une recherche d'équilibre entre la motivation, la technique, les muscles, la souplesse, l'expérience, le mental, bien s'entourer... L'important est de se sentir à sa place et de s'y sentir bien. Pour ma part, je me sens à ma place sur la vague.
Très tôt, j'ai dû me battre pour obtenir des vagues, du respect et de la place dans un lineup qui n'était pas toujours accueillant. J'ai connu des moments de frustration à force d’être oubliée, sous-estimée ou rejetée, mais ces moments m'ont aussi rendue plus forte.
Les femmes dans les sports d'action apportent plus qu'un simple talent. Nous apportons de la résilience, de la communauté, du changement. Nous surmontons les doutes, nous nous soutenons les unes les autres et nous exigeons le même respect et les mêmes opportunités que les hommes.
Mais au-delà de la force, il y a quelque chose d'indéniablement beau dans la façon dont les femmes se déplacent dans le sport. Il y a une grâce, une fluidité, un art qui nous sont propres. Qu'il s'agisse de la façon dont nous traçons des lignes sur une vague, de la façon dont nous gérons les risques avec instinct et intuition, ou de la façon dont nous équilibrons puissance et élégance, la féminité dans le sport n'est pas une faiblesse, c'est une force.
L'avenir nous appartient. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire des vagues, à revendiquer plus d'espace et à réécrire les règles. Nous ne demandons plus à être incluses, nous sommes déjà là et nous n'irons nulle part.
Mais qu'en est-il du fait d'être une femme dans ce sport ? Je me demande parfois s'il est plus difficile de monter sur le podium ou d'être respectée. Nous ne sommes pas seulement jugées sur nos performances, mais on nous interroge sur nos vêtements, notre corps, notre façon de parler, nos relations sociales, nos choix sexuels et même sur la façon dont nous dépensons notre argent.
Nous sommes des minorités dans ce sport, non pas parce que nous sommes plus fragiles, ni parce que nous avons choisi de pratiquer différents sports quand nous étions enfants. Le premier marathon a eu lieu en 1896, mais aucune femme n'était autorisée à y participer, et il a fallu presque cent ans pour que cela se produise. La première femme n'a participé à un marathon qu'en 1967, en s'inscrivant sans indiquer son genre, et ce n'est qu'en 1972 que les femmes ont été autorisées à participer aux épreuves du marathon.
Comme les femmes d'Athènes qui n'avaient pas le droit de participer à un événement sportif en tant que compétitrices ni en tant que spectatrices (sous peine de mort), nous étions censées nous consacrer à la maison, au mari et aux enfants.
En 2021, nous sommes encore loin de l'égalité dans le sport autant en matière de respect que de rémunération, et cela à cause de notre sexe. Nous avons beaucoup évolué ces derniers temps et nous nous faisons de plus en plus notre place. Plusieurs sports ont déjà le même « prize money », nous voyons déjà cela se produire dans le monde du tennis jusqu’à celui du surf.
Ce sport m'a rendu beaucoup plus forte et plus indépendante, j'ai voyagé dans le monde entier en tant que kitesurfeuse et je ressens la joie et la douleur d'être une femme dans l'eau. Et à la fin, après tout, c'est magnifique !
Ce n'est que le début, et faire partie de cette histoire avec tant de femmes incroyables et inspirantes, me motive à en vouloir toujours plus.
Je trouve que les femmes dans le monde du ride amènent de l’esthétisme dans leur pratique. Souvent moins physiques mais plus techniques, leurs tricks sont plus fluides et plus jolis.
Découvrez notre dernier film « The End of the World » suivant le périple de Maxime Chabloz à travers différents phares français.
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